L'héritage d'AlexandreL'Oracle de CûmesLe temps depuis si longtemps annoncé, Par la vieille de Cûmes, en sa grotte retirée, Est venu, ouvrant le monde à une nouvelle ère de félicité. Des nuées, descendront alors les puissants dieux, En la sainte cité d'Artémis, et établiront Le règne du très Juste et très Bon, Du Dispensateur de Béatitudes et de Joies : Le Souverain d'Orient, vainqueur du Roi des Rois, Celui dont la gloire retentira jusqu'au sommet des cieux. Tout d'abord, une colonne de feu s'abattra sur Le temple de la divine chasseresse, libérant alors Cette farouche déesse endormie en ces murs, Qui par les traits acérés, décochés de son arc d'or, Transpercera les anciens maîtres de la terre, Et enchaînés au plus profond des Enfers Subiront à leur tour et tourments et malheurs. Puis la terre s'entrouvrira, rendant à la vie Les Titans et les filles d'Atlas, qui Partant vers le nord, guerroieront, repousseront Et enfermeront au pays de Kryos tous Les hommes-loups, monstres si scélérats. Venu d'Éleusis, Triptolème, de sa serpe, l'ivraie extirpera Pour rendre la terre à nouveau féconde, Qui balayée par son souffle si doux, Connaîtra une naissance seconde. Le divin époux d'Héra, le souverain du firmament, Déchirera le ciel par le foudre, de son sceptre, jaillissant ; Les astres alors des nuées tomberont, Brûlant les empires, les royaumes et les trônes Ennemis du très Juste et très Bon, Celui qui est à la fois Dionysos, Osiris et Amôn. Enfin vous verrez, armés et casqués, des flots Surgir les fils de Poséïdon ; levant leurs tridents vers le ciel, Ils ébranleront les nuées et des trombes d'eau S'abattront sur les terres et recouvriront celles Qui jusqu'à ces temps étaient à sec ; les heures, Les jours passeront, et le monde peu à peu sera submergé… Le tout puissant Zeus, voyant cela, alors usera de la Clef Qui ouvrira grand les Portes du Levant, Et l'égide au côté, entouré des autres dieux ses enfants, Se prosternera aux pieds du Divin Souverain, Celui qui est à l'origine de toute chose, le porteur du Glaive d'Airain. Sa venue marquera la fin du règne des Olympiens, Qui déposant leurs attributs et leurs couronnes, Se changeront en colombes pourpres, s'envolant Vers le vide, vers l'ancien ciel devenu néant… Le Divin Souverain contemplera les eaux, et la nuit ; Du fond des abysses marines, il rendra à la lumière Les débris d'un continent jusque là englouti. Il modèlera deux nouvelles entités : ciel et terre. Il leur insufflera la vie, et le monde pourra renaître ; Une nouvelle théogonie sous ses yeux se déroulera. Lorsque ce nouvel univers de l'enfance sortira, Il appellera à lui le plus vieux de ces dieux, Lui remettra sa couronne, en fera le maître De ce monde jeune et radieux. Il lui donnera aussi, des Portes la Clef, Et laissera cet univers seul pour une éternité. Article ajouté le 2008-03-09 , consulté 9 fois CommentairesLiensVoir les articles de la catégorie " Poèmes "Retour aux articles |